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Il fit des blasons, un projet d'une couronne de cuivre, la maquette d'une Crucifixion (1480-1481) et deux volets d'un retable que son père mort en 1478/79 avait laissé inachevés.
La source de sa vocation et sa formation picturale s'expliquent à ce niveau.
Epousant en 1480 une fille de riche aristocrate, il est accueilli comme "membre notable" par la confrérie Notre-Dame,
dont il devient naturellement le peintre attitré. Sa vie à Bois-le-Duc se déroule alors paisiblement entre sa femme,
son atelier et la confrérie, ce qui n'empêchera pas sa renommée de s'étendre bien au delà des frontières de son pays natal.
Vers 1493-1494 Bosch livra à des maîtres verriers des cartons de plusieurs vitraux pour la chapelle de sa confrérie, adossée au chœur de l'église Saint-jean.
Il réalisa aussi "l'Adoration des Mages" signée en caractères gothiques, pour cette même chapelle, qui est au musée du Prado depuis 1839.
C'est dans ses lectures et dans l'atmosphère d'hérésie et de mysticisme régnant alors, que Bosch puise une inspiration nouvelle, qui lui fait délaisser l'iconographie traditionnelle de ses débuts, pour s'orienter vers des œuvres "sacrilèges" où le religieux se confronte au pêché et à la damnation. Un des inspirateur probable de la peinture de Jérôme Bosch est Jan van Ruusbroec ou Ruysbroeck (1293-1381), un mystique du Braban, chapelain à Sainte-Gudule de Bruxelles et auteur d'ouvrages religieux ("Les Noces spirituelles", "Le Tabernacle spirituel" et "La Pierre brillante": cf Justice in the Written Works of Jan van Ruusbroec, Maître Eckhart et Jan van Ruusbroec et Jan van Ruusbroec, Mystical Theologian of the Trinity).
Jérôme Bosch fut sans nul doute pour sa ville un personnage important, un créateur inspiré et inattendu.
Parmi les quelques trente panneaux qui lui sont attribués avec certitude sept seulement portent sa signature :
- "le Char de foin" (v. 1500, Madrid, Musée du Prado)
- "Saint Jean à Pathmos" (Musée de Berlin)
- une "Tentation de Saint Antoine" (Lisbonne, Musée National)
- une "Adoration des Mages" (Madrid, Musée du Prado)
- un "Saint Christophe" (Rotterdam, Musée Boymans Van Beuningen)
- "Le Retable des Ermites" et "Le Retable de Sainte Julie" (Venise, Palais des Doges).
Ses œuvres authentiques sont rares : 25 tableaux et 8 dessins, répartis dans les plus grands musées du monde : Madrid, Lisbonne, Vienne, Paris, Londres, Berlin, Rotterdam, Washington.
L'œuvre de Bosch a une portée exceptionnelle dans l'art de son temps par son sens du mystère ainsi que la richesse de ses inventions iconographiques (comme l'association de figures réalistes et pittoresques à des créatures imaginaires). Peintre d'avant la renaissance plus libre et plus neuf il est le premier peintre à résonance moderne. Les compositions de Bosch ont souvent été copiées ou imitées dans le siècle suivant.
Certains thèmes comme celui de Saint-Antoine qui exerça son emprise sur Bosch ont été repris par de nombreux peintres au cours des siècles.
Quelques unes de ces œuvres traditionnelles en peinture de 1450 à 1956 sont précisés ici.
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